Vous m'objecterez aussi que l'exposition des photos est à la limite du tolérable, et vous aurez raison. Promis, la prochaine fois je les expose toutes pareilles et je fais attention.
Premier volet de cette série donc, les "petits" outils, à main, par opposition aux "gros outils", à moteur nucléaire, qui feront l'objet d'une prochaine série. Ils sont classés avec les critères suivants:
- Utilité (de * - je ne m'en sers que très rarement, et encore, parce qu'il m'a fallu bourse délier et que je suis fier - à ****: si je le perds je retiens ma respiration jusqu'à ce qu'il réapparaisse)
- Economie (de * - J'ai du vendre un organe pour l'acheter, ou presque - à ****: j'aurais pu me l'acheter pour moins cher que "Lez Bronzés 3" à Blagnac, et j'aurais sans doute moins regretté)
- Taille (de * - son acquisition a failli provoquer une rupture parce que Marion doit en faire le tour désormais pour aller du salon à la chambre - à ****: Tient dans la poche. Et passe par de ce fait régulièrement au lave-linge.)
- Fun Factor (à ne pas confondre avec l'utilité, de *: arracherait un soupir d'ennui à Jérôme Bonaldi à ****: arracherait un sourire sincère à Gérard Miller)
Les Couteaux!
Quiconque me connaît un peu dans ma cuisine sait que j'y tiens beaucoup, et que par conséquent le seul fait d'imaginer qu'ils puissent être utilisés pour découper un aliment quelconque sur autre chose qu'une planche en bois ou en plastique brise mon petit coeur sensible, en plus du fil du couteau qui n'en peut plus mais. Et d'autres éléments de mon anatomie que le caractère "tout public" de ce blog m'empêche de dévoiler ici.
J'en ai essentiellement de deux types:
-
Les couteaux Français:
De gauche à droite: le couteau à pain; le filet de sole à lame souple pour longer les arêtes des poissons dont on lève les filets; le couteau d'office; le couteau à désosser - tout l'inverse du filet de sole, court, très rigide, avec un talon pour faire céder les articulations récalcitrantes; le couteau à découper, et sa fourchette "diapason", bien utile ma foi aussi pour faire revenir les petits éléments.
Attention, un intrus s'est glissé dans cette photo: le couteau du haut, de "la Table d'Albert", que je ne vous recommande pas, est une pâle imitation, vendue pour un prix équivalent en supermarché, et j'ai essayé pour voir. J'ai donc vu, et c'est le couteau que je file à ceux qui sortent une assiette pour découper dedans. L'acier est dur, donc inaiguisable, le fil rond d'origine, et l'équilibre en main nulissime. On ne prend donc que des couteaux de qualité dont on ne regrettera pas l'achat. Et si on est pas très riche, on n'en prend qu'un, un "Chef 15 cm" par exemple, pour le prix de 3 couteaux IKEA made in China. En plus d'être patriote, on aura un outil précis et efficace, et donc moins dangereux.
Pour les aiguiser, un bon "fusil", long, manié conformément à la tradition fait parfaitement l'affaire.
Utilité: ***
Economie: **
Taille: ***
Fun Factor: *
- Les couteaux Japonais
Alors là on n'est plus dans la même gamme. Ces couteaux sont extrêmement "délicats"... La lame est à haute teneur en carbone, alors ils rouillent si l'on ne les seche pas immédiatement après usage. Ils s'aiguisent sur une pierre avec une technique bien précise, un aiguisage au fusil les arrondit. En plus ils coûtent fort cher: ils sont forgés à la main, montés à la main et par clavette dans un manche en bois de magnolia japonais (honoki).Leur avantage par rapport aux couteaux "Français" n'est pas frappant à première vue, les premiers étant suffisamment performant pour toutes les tâches culinaires. Or! Les couteaux japonais sont de véritables rasoirs: ils coupent une tomate, sinon en la regardant, du moins en l'effleurant. En plus leur équilibre en main est remarquable (notez que cela dépend de la main qui les tient), et ... ils sont beaux!
A gauche, le couteau d'office, rafistolé apès une utilisation malheureuse du manche comme poussoir à saucisses. Le poussoir ET le manche m'ont surpris par leur solidité!
A droite, le "Santoku" (3 vertus: il coupe la viande, le poisson, les légumes). C'est le couteau dont je me sers quasi-tout le temps, sauf dans des usages bien précis où un couteau français est plus adapté (très grandes pièces, filets, etc.). Sa lame arrondie permet de ciseler finement les herbes sur une planche. Je conseille!!!
Utilité: ****
Economie: *
Taille: ***
Fun Factor: *** (ils sont beaux et on peut mettre un bandeau et couper en disant "KIAIIII")
A signaler, le "bec d'oiseau":

Il est assez souple, TRES pointu et TRES coupant. Il ne s'affûte que chez un professionnel à cause de sa forme, et il permet de peler un certain nombre d'ingrédients récalcitrants: tomates, chataîgnes (et c'est un vrai plaisir, je l'achèterais même si c'était pour ne faire qu'une fois des marrons glacés!), etc.
Utilité: *** (sisi, mais il faut faire des marrons glacés ou de la crème de marrons pour le croire)
Economie: ****
Taille: ***
Fun Factor: *** (Ben oui, pour le nom et la forme)
Les fouets:
Le fouet spirale: il permet de fouetter de petites quantités, sur une faible épaisseur, dans un petit récipient, et on peut écraser les grumeaux avec. Idéal pour les sauces liées, ou les petites quantités à émulsionner. Inconvénient: il s'enchevêtre facilement dans tout et n'importe quoi.Le fouet ballon: parfait pour les oeufs à la neige à la main, ou toute préparation légère qu'il faut aérer rapidement. Utile quand le robot (voir "Gros outils") est utilisé, ce qui arrive, ou que la préparation requiert délicatesse et que par exemple les oeufs à la neige doivent être très coulants, ce qui est compliqué à juger au robot sans les laisser retomber.
Le fouet à poële: acheté une somme modique chez IKEA, il sert rarement, quand il faut déglacer une poële. Une simple fourchette fait assez bien l'affaire quand même.
Le fouet "carré": il a une double utilité: sa forme permet d'aller dans les coins, vous savez, là ou se logent les bactéries... heu pardon, les reliquats qui attachent dans la casserole, qui ne se mélangent pas, etc. De plus, ses brins plus épais qu'à l'habitude permettent de fouetter des préparations très épaisses sans se tordre (vous savez, ça évite qu'on se retrouve à dépenser une énergie certaine à déformer le fouet dans la préparation qui reste impassible à défaut de pouvoir en rire). C'est devenu un agréable compagnon de béchamel ou de pâte à crêpes sans robot.
Le fouet "classique". Ici il est un peu plus épais (voir fouet carré ci-dessus) et permet de fouetter toute préparation liquide qui ne requiert pas une des caractéristiques ci dessus, auquel cas les avantages des fouets précédents deviennent vite des inconvénients...
Et à droite sa version siliconée, pour les casseroles en fonte émaillée notamment, qui n'aiment pas les rayures dues au métal. Et qui pourrait s'avérer utile pour des casseroles anti adhésives sensibles aux rayures d'objets métalliques arrondis, mais ils ont fait des progrès de ce côté là et je n'en ai pas. A signaler tout de même: le manche est TRES lourd par rapport aux brins, et dès que la casserole fait 16cm de diamètre ou moins, il ne reste pas à l'intérieur et bascule. C'est bête, je sais...
Allez, c'est tout pour ce soir, la saga des petits objets continue bientôt!!!

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